Le lait Végétal

Le lait Végétal

le-verite-sur-le-lait

Dans la cuisine de ma mère, il y avait quelques ingrédients sacrés. Le beurre, le lait de vache et de l’ail.

Alors, quand j’ai commencé à prendre conscience que les vaches qui apportent ce trésor, étaient mal traitées par l’homme, mais surtout, la nourriture qu’elles ingurgitent,  se retrouvait en forme de steak dans mon assiette et de lait , dans mon verre. Du coup, j’ai arrêté d’en consommer pratiquement du jour au lendemain, sans suivre une quelconque mode ou conviction.

Sans compter, toute la littérature sur le sujet. Des centaines d’articles sur le lobby des produits laitiers, qui pousserait à la consommation à travers de fausses recommandations sanitaires, je ne pouvais plus ignorer que le problème était bien réel.

Les cas de Cancer et de diabète liés au lait de vache. Je me suis mise en tête de creuser la question, changer ma façon de me nourrir  en utilisant du lait végétal.

Fini de croire aux pubs du bon lait naturel, sain et délicieux qui serait responsable de bien des maladies, à cause des antibiotiques injectés aux vaches pour qu’elles produisent plus de lait. Les  pesticides ( glyphosate et autres ) qui imbibent la nourriture ingérée par nos vaches laitière.

Le calcium, un mauvais prétexte !

Voici ce que j’ai découvert.

« Les produits laitiers sont nos amis pour la vie« , parce qu’ils nous permettent de fortifier nos os grâce au calcium. Vous vous rappelez les petits squelettes, tout mignons dans la pub ? 

La bonne blague !  Certes, nos os contiennent du calcium, mais le lait de vache n’en est pas la meilleure source.

Lire aussi : La Vérité sur le Soja

Il est exact que nous devons continuer à prendre du calcium, une fois notre croissance terminée.

Le Calcium maintient l’équilibre de notre pH sanguin à 7,4 en permanence. À la moindre acidification du sang, notre corps prélève du calcium dans nos os pour basifier notre sang, c’est-à-dire rééquilibrer son pH.

Nous risquons l’ostéoporose, sans apport régulier complémentaire,  une décalcification des os qui les fragilise et augmente le risque de fractures.

Boire beaucoup de lait ne réduit en rien les risques de fracture. C’est ce que démontre une étude de 2011, publiée dans l’American Journal of Public Health.

Les chercheurs à l’origine de cette étude ont suivi près de 80 000 femmes, âgées de 34 à 59 ans, sur une durée de 12 années.

Résultat : une consommation plus élevée de lait ou de calcium ne modifie aucunement le taux de fracture. Le cycle du calcium dans notre organisme est particulièrement complexe. 

Plusieurs autres oligoéléments et vitamines entrent en jeu. Un équilibre fragile s’établit entre des phénomènes contradictoires. Par exemple, les protéines du lait participent à la formation osseuse, mais contribuent aussi à acidifier le sang et donc à augmenter les prélèvements de calcium.

Heureusement, de nombreux aliments sont aussi riches en calcium que le lait et ont une biodisponibilité équivalente ou meilleure. Le lait offre une biodisponibilité du calcium de 30 % en moyenne. Cela signifie que 30 % du calcium ingéré est métabolisé par l’organisme.

C’est comparable à la biodisponibilité du calcium que l’on trouve dans… l’eau du robinet !

Obésité, diabète, cancers : des fausses menaces.

Plus grave, la consommation de lait, en trop grande quantité, est accusée d’être un facteur de risque pour plusieurs maladies.

Dans les années 2000, l’hypothèse d’un lien entre consommation de produits laitiers et obésité a fait son apparition. Le lait moderne serait en effet trop riche en sucres et en graisses.

Vous pouvez trouver un tas de théories controversées sur le net à ce sujet.

Quant au lien entre lait et cancer, les théories les plus contradictoires circulent. Les hormones de croissance administrées aux vaches favoriseraient la mutation de nos cellules.

On ne sait pas comment mais la théorie est séduisante.

La synthèse publiée en 2018 par le World Cancer Research Forum fait un point assez rassurant. Des preuves limitées (limited evidence) indiquent un lien positif entre consommation de produits laitiers et le cancer de la prostate, l’un des cancers les moins graves.

Mais à l’inverse, des preuves limitées, pour le cancer du sein, et des preuves fortes, pour le cancer du côlon, indiquent que les produits laitiers protègeraient contre ces deux cancers.

Il n’y a pas à ce jour, de recherches scientifiques, de danger lié à la consommation de lait.

En revanche, on commence à entendre des allégations sur les bienfaits du lait végétal, il contiendrait bien plus d’avantages nutritionnels et de biodisponibilité que dans le lait animal, comme certains légumes, oléagineux et poissons:

  • le chou chinois (2 fois plus de calcium, et même biodisponibilité) ;
  • les amandes (2 fois plus de calcium) ;
  • les sardines (avec les arêtes, 175 mg de calcium pour 100 g contre 130 mg pour le lait) ;
  • le cresson (même teneur en calcium, mais deux fois plus assimilé).

 L’histoire du lait et du calcium, est une PURE invention du lobby industriel pro-lait.

Par ailleurs, la baisse de recommandation sur les bienfaits des produits laitiers, est très sensible depuis 2017 dans la zone Euro.

Des vaches qui ne mangent plus que des aliments OGM !

L’élevage intensif industriel démontre que les vaches ne mangent plus un seul brin d’herbe. En conséquence, le lait de nos supermarchés n’a plus grand-chose à voir avec le lait que consommaient nos grands-parents. 

Les vaches d’aujourd’hui proviennent de races sélectionnées à l’extrême pour des raisons de productivité. 

Dans les élevages industriels, il n’est pas rare qu’une vache produise jusqu’à 50 litres de lait par jour soit 10 fois plus qu’il y a 50 ans ! 

Depuis le début des années 70, les agriculteurs remplacent une partie de l’herbe par du maïs, entre 25 et 60 % selon les régions. L’ajout de maïs permet de doubler la production de lait ! 

Cela signifie que nos vaches  consomment des OGM, lorsque leur alimentation est importée. Mais aussi que le rapport entre oméga-6 et oméga-3 a été dégradé. Plus elles mangent de maïs, plus les vaches produisent un lait chargé en oméga-6. 

Le gain en productivité s’est donc accompagné d’une importante perte de qualité du lait sur le plan nutritionnel. Sans compter que l’élevage intensif favorise les infections et les maladies chez les animaux.

L’usage d’antibiotiques y est donc omniprésent.

Le lait industriel et le lait du petit paysan bio sont donc deux produits bien différents, vous l’aurez compris !

Et tout autant que la quantité, la qualité de votre lait sera déterminante.

Du lait frais, du lait bio, du lait non transformé, quitte à le payer deux fois plus cher puisque vous en boirez deux fois moins.

lait

Les alternatives au lait animal, sont bien plus intéressantes d'un point de vue nutritif.

Lait de noisette, de soja, lait d’amande, de noix de cajou, de sarrasin, de riz, etc. Ces nouvelles boissons ont fleuri sur les étagères de nos supermarchés depuis quelques années.

Qu’en est-il des qualités nutritionnelles de ces laits végétaux, en comparaison de celui de notre bonne Fleurette ? Faut-il les boire en plus ou à la place du lait de vache ?

Aujourd’hui nous avons le choix, celui de décider pour nous et notre famille de ce qui nous semble plus adapté à notre bien-être. D’un point de vue nutritif mais aussi éthique. 

En 2020, plus que par le passé, nous sommes tous confrontés à des changements d’habitudes alimentaires. Nous devons opérer des changements, parce que le monde a évolué et cette évolution est présente à tous les niveaux . L’agriculture comme la technologie nous obligent à nous adapter à un monde qui change de plus en plus vite.

Alors sans rentrer dans un débat sans fin, notre alimentation est la base de notre santé corporelle et mentale, qui nous permettra de rester actif et en pleine possession de nos facultés , le plus longtemps possible. 

Chacun trouvera son chemin et fera le choix qui lui convient, moi j’ai choisi de supprimer le lait animal, pour éviter certaines maladies, comme le diabète et les maladies cardio vasculaire. Je n’affirme pas que le lait végétal biologique est la panacée, en revanche, je prends moins de risques, qu’en utilisant de lait de vache OGM. Si nos vaches laitières paissaient dans les pâturage de l’herbes sans pesticides, je changerai mon fusil d’épaule. Je ne suis pas certaine que dans la prochaine décennie, la conscientisation sera suffisante pour stopper l’agriculture intensive, les enjeux économiques sont bien trop puissants.

Quelques chiffres nutritionnels:                

  • Lait de vache  240ml        Amande       Riz            Avoine              Soja         
  • Energie Kcal     149        60           120           130               99,6
  • protéines             7,69        1               1                4                  7
  • lipides                   7,98        2,5            2,5            2,5              4
  • glucides               12,80      8              23             24                8
  • Fibres                     0            1                0               2               1,5
  • Calcium               276       450            20           350            450
  • Vit D                     124       150               0           150             180 

Les chiffres parlent d’eux mêmes, c’est le lait de soja qui remporte les suffrages à tous les niveaux. Peu gras , très énergétique et une quantité de calcium plus élevée que dans le lait de vache.  L’idéal est de le consommer biologique et fabriqué en circuit court.

Prenez soin de vous.

  •  
excellsauce

2 réponses

  1. ddecrop dit :

    Article fort interessant et instructif. Je crois que je vais egalement revoir ma facon de m’alimenter plus sainement et me poser les bonnes questions avant d’acheter n’importe quoi. Merci!

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :